L’estime de soi

Ce document présente une synthèse accessible sur l’estime de soi, ses enjeux, ses influences, et les approches thérapeutiques et pratiques pour la renforcer, notamment la psychologie positive et l’EMDR.

Comprendre l’estime de soi L’estime de soi désigne la perception de sa propre valeur, distincte de la confiance en ses compétences ou de l’affirmation de soi. Elle se construit à partir d’expériences, relations, réussites, échecs et messages reçus durant l’enfance. Une estime solide facilite la résilience, la prise de risques et l’alignement avec ses besoins, tandis qu’une estime fragilisée peut entraîner comparaison, dévalorisation et peur du jugement.

Apports de la psychologie positive Elle étudie ce qui favorise le bien-être, la résilience et le développement personnel, en valorisant les ressources internes comme les forces de caractère, la gratitude, l’auto-compassion et les émotions positives. Travailler l’estime passe par l’expérience concrète, la reconnaissance de ses qualités, et la cohérence entre valeurs et actions, plutôt que par de simples pensées positives.

Rôle de l’EMDR L’EMDR, initialement pour le trauma, aide à retraiter les souvenirs douloureux qui alimentent des croyances négatives sur soi, comme « je ne vaux rien ». Elle permet de diminuer la charge émotionnelle de ces souvenirs, facilitant une reconstruction de l’image de soi. La thérapie vise à traiter les souvenirs mal intégrés, souvent à l’origine de croyances limitantes, pour ouvrir à une perception plus juste et bienveillante de soi.

Approche complémentaire Après retraitement, la psychologie positive soutient la consolidation d’une identité positive en valorisant ses forces et en retrouvant du sens dans ses activités. Les deux méthodes, combinées, aident à diminuer l’impact du passé tout en renforçant l’élan vers l’avenir.

Exercices pratiques et auto-compassion Des gestes simples comme noter ses réussites, identifier ses qualités, reformuler ses pensées critiques, demander des retours positifs ou cultiver des activités plaisantes renforcent l’estime. L’auto-compassion consiste à se traiter avec douceur face à la souffrance, évitant la honte ou la critique, et favorise une relation plus saine avec soi-même.

Pièges et quand consulter Il faut éviter de croire qu’il faut être parfait, confondre réussite et valeur, ou se comparer aux réseaux sociaux. En cas d’angoisse forte, d’évitement ou de pensées noires, il est conseillé de consulter un professionnel. La démarche de soin, incluant parfois l’EMDR, est un acte de respect et de protection de soi.

Conclusion L’estime de soi est une construction vivante, nourrie par les relations, les expériences et la gestion des blessures. La combinaison de la psychologie positive et de l’EMDR permet de se regarder avec plus de justesse, de respect et de bienveillance, sans rechercher la perfection.

TRANQUILLE ET HEUREUX COMME UN ARBRE

Pour me ressourcer, j’ai un truc infaillible. Je vais me promener dans la forêt, tranquillement en admirant et en touchant les arbres. Je prends un bain de forêt d’une manière particulière.

Il ne s’agit pas simplement de marcher sur une route ou un sentier, il convient d’aller dans un lieu de forêt naturelle, intacte et surtout éloignée des activités humaines. Un lieu où les arbres sont laissés tranquilles et où la nature s’épanouit naturellement. Un lieu où il y a encore des oiseaux et des animaux sauvages.

Petit à petit, vous vous rendez  bien compte que trouver un tel lieu peut ne pas être chose aisée. Disons que pour certains citadins, c’est un vrai challenge qui nous instruit sur notre manière de traiter Mère Nature.

Ensuite, s’habiller chaudement. J’habite près des montagnes où il peut faire très froid.

Enfin, aller se promener dans un lieu où vous vous sentez en sécurité et où vous pouvez vous sentir libre de vous assoir au pieds d’un arbre, de caresser les écorces et les mousses et d’explorer comme les enfants.

Donnez-vous un but, une intention : être heureux comme un arbre.

Cela signifie, être en pleine croissance, pousser vers le haut, être calme et solide, heureux d’être où il est, silencieux, serein et accueillant.

Pour le mode d’emploi, il peut ressembler à un inventaire à la Prévert :

Respirer, marcher, regarder le ciel et les nuages, le soleil ou les étoiles.

Regarder les arbres et les saluer, silencieusement ou à voix basse. Il est interdit de parler tout seul, n’oubliez pas !

Chercher un arbre qui vous attire, que vous trouvez particulièrement solide, beau ou attirant.

S’approcher et se mettre en contact physique avec lui, le toucher, s’assoir à ses pieds ou s’adosser.

Et laisser faire, sans attendre, sans bavarder sans cesse dans votre tête.

Une petite méditation ou une rêverie pendant un bon moment jusqu’à ce que vous vous sentiez aussi silencieux, calme et serein qu’un arbre.

Repartez tranquillement dans votre vie et prenez soin de cette énergie.

Bon début d’année 2021.

Se réinventer

Se réinventer
Petite histoire de la résilience

Le 27 mars 2020, nous sommes en période de confinement en réseau de l’épidémie mondiale du Covid-19.

Le contexte nous donne une situation d’expérimentation particulièrement intéressante car tous les ingrédients d’un stress maximal sont rassemblés :

– Notre vie a changé du jour au lendemain, sans que nous en ayons le choix.

– Nous avons été propulsé dans un mode de vie inconnu.

– Nous avons pu réagir par de la panique et de la sidération ou inversement de la sidération et de la panique.

– Cette situation a réveillé nos plus anciens chagrins, nos plus anciennes blessures et nos pires souvenirs. 

– Nous pouvons accepter de les voir, revoir et rencontrer à nouveau ou nous pouvons créer une porte blindée pour pouvoir dire et écrire « Tout va bien ».

– Faire face, malgré les peurs, les blessures, les souvenirs douloureux parce que la porte blindée ne suffit pas.

– Faire face parce qu’ils sont là, en face de nous et ils ont besoin d’être libérés de notre passé.

– Dormir suffisamment, respirer, manger sainement, lire et écrire.

– Faire du yoga, de la tensegrity et du chi-kong.

– Marcher une heure dans la joie intense de cette libération temporaire.

– Redecouvrir la rue, les lieux et l’environnement vides d’humains et de pollution.

– Respirer encore car maintenant l’air est pur, marcher et respirer, le plus vite possible pendant cette heure de liberté journalière.

– Epuiser le corps, l’animal qui a besoin d’action et d’espace.

– Se sentir brutalement bien, sans raison et observer le calme intérieur, la douceur et la paix.

– Sourire à cette rencontre improbable.

– Etre bien et l’accepter.

– Respirer amplement et oublier l’avant et l’après.

– Etre là dans le moment et apprécier.

– Laisser venir les nouvelles idées, les nouvelles envies et les nouvelles folies.

– Rire de rien ou rire de tout, danser avec le casque et la musique à fond, lire un livre entier, boire un jus fraichement pressé, partager un café par skype, papoter avec une amie, faire l’amour par téléphone.

– Se ré inventer, se découvrir comme une nouvelle personne et continuer à avancer.

– Vivre intensément, comme jamais.

Je suis heureuse de vivre

Que ce soit lors de méditation ou de séance de psychologie positive, nous amenons les personnes et nous-mêmes à formuler nos pensées sous une forme positive.

Pourquoi ?

Le fait de formuler d’une manière neutre ou positive permet de changer de point de vue, d’ouvrir une fenêtre de respirer et de pouvoir créer un plan d’action pour réaliser cette affirmation.

Bien-sùr que vous savez que si vous êtes angoissés, désespérés, en conflit ou malades, vous ne vous sentez pas heureux de vivre cela sur l’instant et … Vous ne pouvez pas aller plus loin, si ce n’est de vous répandre en regrets, reproches et projection négative sur vous, les autres, le monde, votre pays, l’univers etc.

Si, par contre, vous osez prononcer les mots :

 » Je suis heureux(se) de vivre cela, dans l’instant. »

La mécanique des émotions peut se remettre en marche.

Attention, cela peut s’accélérer, de la colère, du déni, du rejet, de l’irritation, de la colère, le sentiment d’incompréhension, de la colère etc…

Chacun va vivre sa propre vague émotionnelle de négativité, à sa manière.

Puis.

Une espèce de paix, de silence, de vide.

Qui peut amener une nouvelle vague d’émotions.

Plus vous avez des choses refoulées, plus la tempête va étre forte.

Puis.

Vous allez mieux pouvoir respirer et vous pouvez écrire tout ce qui se passe dans votre tête, tout ce qui défile, tout ce qui sort et tout ce qui s’en va.

Cela va prendre plus de temps que la lecture de cette chronique, des heures, des jours, des années, des dizaines d’années pour qu’un jour, 

vous puissiez dire 

JE SUIS HEUREUX(SE) DE VIVRE !

et votre ciel intérieur restera bleu.

Consulter un psychologue

CONSULTER UN OU UNE PSYCHOLOGUE, A QUOI ÇA SERT ?

Suivant l’âge de mon consultant, je prends le temps d’expliquer les règles du jeu d’une séances et également en quoi, je peux vous être utile.

Je me sers d’images en partant de situations connues par mes consultants ou consultantes. 

Pour les enfants, je leur demande s’ils sont déjà allés chez un médecin. Ils me répondent effectivement « oui ». Je leur explique que le médecin s’occupe de leur corps et je leur demande de toucher leur corps. Le psychologue lui s’occupe de se qui se passe à l’intérieur, que nous ne pouvons pas toucher, les émotions, les sensations, les sentiments, les rêves et les cauchemars etc.

Pour les adolescents, j’explique les règles de manière détaillée en insistant sur le fait que le contenu des rendez-vous n’appartient qu’à eux et que je ne parlerai pas à leurs parents hors de leur présence et jamais, du contenu des séances. Ce n’est souvent qu’au bout de quelques séances, qu’un adolescent se livre vraiment, une fois que la confiance a pu s’établir.

Pour les adultes enfin, je demande ce qui a motivé la prise de rendez-vous et quelles sont leurs attentes. S’ils ont déjà rencontré un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre, je leur explique les différences d’études et de pratiques, donc d’indications. J’écoute tout ce que la personne a à dire et l’aide à faire le point sur le passé afin de mieux comprendre ce qu’elle a vécu. L’image utilisée, ici est que je suis comme un deuxième cerveau que je mets à leur disposition. Ensuite, nous définissons des axes de travail, comme l’axe de la confiance en soi et des repères d’améliorations. Par exemple, lorsque la personne pourra faire ce qu’elle n’arrive pas à faire, elle pourra se rendre compte de ses progrès acquis grâce à la thérapie. Nous définissons un rythme de séances, modifiable à tout moment. Je veille à expliquer en quoi la séance va permettre à la personne de sortir de l’ornière psychologique dans laquelle elle était et comment je vais rester disponible et engagée avec elle dans sa thérapie. Il est essentiel que le ou la psychologique fasse ressentir son engagement dans le travail personnel de son ou sa consultante. 

De manière générale, lors du début des consultations, je demande pourquoi la personne est venue lors du premier rendez-vous et quelles sont les améliorations déjà constatées. 

Nous sommes obsédés par ce qui ne va pas, par contre, nous oublions très rapidement ce qui va bien et est réglé. 

Le ou la psychologue œuvre dans ce sens, permettre cette prise de conscience des améliorations et du travail effectué dans le sens défini lors du premier rendez-vous. Rendre visible le travail invisible encourage le ou la consultante à poursuivre les changements intérieurs et à se rendre compte de la direction qu’imprime le ou la thérapeute.

L’attitude de la psychologue positive est de verbaliser, motiver, guider et amener à comprendre le fonctionnement psychologique dans un cadre bienveillant. Ensuite, le ou la consultante est libre de décider de changer ou pas son fonctionnement psychologique.

Première séance de psychologie positive

Première séance de psychologie positive

Vous êtes accueilli dans mon cabinet et je vous invite à vous assoir dans un fauteuil confortable. Je vous demande votre prénom et votre nom, ainsi que votre date de naissance, ainsi que le lieu de naissance. J’ai besoin aussi de savoir si vous avez déjà consulté un ou une psychologue et si vous avez pu régler ce pourquoi vous aviez consulté.

Ensuite, je vous propose de vous expliquer à quel « jeu » nous allons jouer. Cette formulation vise à détendre et à apporter un air ludique à une situation anxiogène. 

A ce moment-là, vous esquissez un demi-sourire.

Je vous explique les trois règles du jeu :

  • La première règle est la règle du SECRET.

Lors d’une séance, nous abordons quasiment exclusivement des éléments biographiques intimes. Vous venez voir une personne que vous ne connaissez pas pour dire ce que vous ne dites à personne dans votre « vraie » vie. Évidemment, le ou la psychologue est tenu au secret professionnel, mais également vous êtes tenus à garder pour vous, le contenu des séances car ce contenu est intime et ne regarde que vous. Vous pouvez dire ce que vous avez ressenti, senti, pensé ou éprouvé, mais non le contenu.

  • La deuxième règle est la règle de la NEUTRALITÉ BIENVEILLANTE.

La tonalité émotionnelle de cet échange est la neutralité émotionnelle, situation artificielle qui n’existe pas hors de ce cadre thérapeutique. Le ou la psychologue est là pour écouter, analyser, proposer des interprétations, des analyses voire des changements de comportements. La bienveillance explique une attitude de non jugement et de veiller à ce que le meilleur se produise pour vous. Vous ne devez pas ressentir de jugements, d’attentes ou de pression mais une situation de sécurité et d’accueil. Dans le cas contraire, vous pouvez l’exprimer pour que nous l’analysions ensemble.

  • La troisième règle est la règle du CADRE.

Le cadre correspond à l’endroit et au moment où nous jouons à ce jeu ensemble, c’est-à-dire seulement le temps de votre rendez-vous.

Enfin, en fin de rendez-vous, je prends une dizaine de minutes pour que nous fassions ensemble le point sur ce que vous avez vécu lors de votre rendez-vous et dans quel état émotionnel, vous repartez. Je veille à ce que vous repartiez en bon état psychologique.

RÊVER SA VIE RÊVER SA JOURNÉE

RÊVER SA VIE RÊVER SA JOURNÉE

Depuis mon enfance, je poursuis un rêve, savoir comment je percevrais les choses si mon cerveau fonctionnait à 100%.

Je me suis plongée dans les livres et dans les expérimentations humaines, pour étudier et vivre une partie de ce que nous savions déjà, et une partie que la vie me faisait découvrir.

La notion de rêve reste une des possibilités de notre cerveau, les plus vécue de manière inconsciente, chaque nuit et des moins connue, car non- consciente et non-maitrisée.

Depuis les temps les plus anciens, les chercheurs ont tenté de se souvenir, de décrypter, d’analyser, de contrôler et de modifier leurs rêves. Dans les traditions bouddhistes et chamaniques, j’ai pu lire des écrits et des techniques qui demandent beaucoup de temps et d’effort. J’en ai pratiqué certaines qui m’ont demandé plus de 15 ans d’efforts journaliers pour arriver au résultat escompté.

Dans les temps modernes également, ces études ont été reprises et modernisées.

Aujourd’hui, nous avons envie que, en moins de 3 minutes de lecture ou de vidéo, nous ayons quelque chose qui attire suffisamment d’attention, d’intérêt intellectuel et d’émotions. Sinon, nous passons à autre chose.

Dans notre vie, nous pouvons rêver notre vie d’une manière simple, voici la mienne :

Chaque fin de journée, je regarde mon agenda ou simplement je me refais le film de ma journée. Je revis et je trie ce qui a été agréable ou pas, ce que j’ai envie de garder ou pas, … Je fais un ménage des expériences vécues et ressenties. 

Puis, je prépare la journée suivante. Je prends mon agenda, s’il s’agit d’une journée de travail où je note tous mes rendez-vous et je m’imagine le déroulement, le film de ma journée, afin qu’elle soit fluide et que je me sente satisfaite en fin de journée.

Si j’ai besoin d’organiser ou de décaler des activités que je n’ai plus envie de faire ou de vivre, je les annule ou les décale, en prévenant les personnes. Puis, je me refais le film jusqu’à ce que j’aie envie de la vivre cette journée suivante. Une fois que je suis arrivée à créer cette envie-là. 

Je clos l’exercice et je m’abandonne à mes activités de soirées.

Satisfaite et tranquillisée. Disponible.

Je remercie la vie et je suis prête pour tout ce qu’elle va m’offrir.

Bibliographie :

Sigmund Freud « l’interprétation des rêves »  1900

Carl Jung «l’analyse des rêves » 1923

Charlie Morley « rêves d’éveil –rêves lucides et pleine conscience dans le rêve et le sommeil » 2010

Le sommeil est notre allié, apprivoisez-le !

La phase de réveil correspond à notre phase d’activité et la phase de sommeil correspond à une période très complexe de récupération de l’organisme, au niveau physique et également psychologique.

J’ai le sentiment d’exister et de contrôler ma vie.

La phase éveil  :

  • – mouvements
  • – pensées
  • – émotions
  • – relations
  • – sensations
  • – communication

Je n’ai plus de sentiments ou de contrôle, je m’abandonne.éaa

La phase de sommeil  :

  • – corps au repos
  • – activités automatiques de récupération du corps et du cerveau. 
  • La phase de rêve est une phase paradoxale c’est-à-dire qu’en même temps, le tonus du corps est au plus bas alors que l’activité du cerveau est au plus haut. Cette phase n’est pas liée au fait de se souvenir ou pas de ses rêves. Elle existe plusieurs fois lors de chaque nuit de sommeil.
  • Pour faciliter le sommeil, il convient de faire en fin de journée :
  • – le bilan de la journée passée et d’organiser la journée suivante.
  • – un repas léger et une boisson chaude, pris le plus tôt possible (18-19H max)
  • – une douche avant d’aller se coucher avec la sensation d’être propre et de sentir bon.
  • – un lit confortable avec un sur-matelas moelleux ou une couette sous le drap housse pour avoir la sensation de moelleux qui permet un meilleur relâchement musculaire.
  • – une couette ou un drap et des couvertures moyenement lourdes pour avoir la sensation d’être enveloppé et protégé. ( linge de lit en coton naturel et biologique de couleur clair, blanc)
  • – une chambre propre sans poussière, ni aucun appareil électrique. (téléphone, tv, box, ou autre) décorée dans des tons clairs et doux, bien aéré, plutôt frais.
  • – un bon livre ou une bd, qui permettent de couper avec le réel de la journée. Un moment de lecture en étant le plus concentré possible pour fatiguer l’attention.
  • – une position confortable pour dormir avec des coussins pour caler vos bras, vos jambes afin de pouvoir totalement vous relâcher et soupirer avant de vous endormir.
  • – un masque pour les yeux si besoin, des bouchons d’oreille si besoin également pour un confort maximal.

Petit à petit, vous allez trouver ce qui vous convient et adapter ces indications de manière personnelle. 

Une nuit de sommeil vraiment réparatrice améliore l’humeur et les performances de la journée.

Les quatre accords toltèques, la voie de la liberté personnelle.

Les quatre accords toltèques, la voie de la liberté personnelle 

« Les gens nous disent dès notre naissance que le monde est comme ceci et comme cela, et naturellement nous n’avons d’autre choix que d’accepter le monde tel que les gens nous l’ont décrit »

Carlos Castaneda

p111 « La roue du temps » éditions du Rocher 1999 

Don Juan offre sa connaissance au monde dans les quatre accords toltèques

Depuis 1968, date de publication du premier ouvrage de Carlos Castaneda, « l’herbe du diable et la petite fumée » en Californie (USA), une porte close jusqu’à présent s’est ouverte au grand public. Un sorcier yaqui, Don Juan accepte d’enseigner son système cognitif au jeune anthropologue, Carlos Castaneda qui cherche à expérimenter des plantes hallucinogènes pour une thèse d’anthropologie universitaire. Pendant plus de dix ans, Don Juan va ouvrir son monde, sa tradition qui remonte à la nuit des temps à un occidental et Carlos Castaneda va consigner ses enseignements sous forme d’un journal et va publier une douzaine d’ouvrages, dans le monde entier.

Une révolution se met en marche, vivre et comprendre de l’intérieur de Carlos Castaneda, le monde des sorciers yaqui et du chamanisme toltèque. Entrevoir d’autres manières de percevoir, d’expliquer et d’expérimenter la réalité ordinaire.

Cette première vague d’enseignements toltèque touche les précurseurs du chamanisme occidental, appelé aussi néo-chamanisme dans les années 1970 et 1980, en France.

Malgré tout, les récits de Carlos Castaneda restent par moment, peu accessibles et soulèvent des résistances.

N’empêche que les sorciers toltèques ont ouvert leur monde !

Don Miguel Ruiz simplifie le chamanisme toltèque

Pendant longtemps, les enseignements chamaniques sont restés élitistes et difficiles d’accès. Ces enseignements portent les mémoires des peuples premiers, leurs enseignements et leurs souffrances. La civilisation toltèque remonte aux alentours de l’an mil, au Mexique et d’après les scientifiques, aurait été une civilisation d’artistes et de bâtisseurs empreinte d’une grande spiritualité animiste.

L’apport exceptionnel de Don Miguel Ruiz est d’écrire ce livre, les quatre accords toltèques qui connait un succès mondial. Pourquoi ?

Don Miguel simplifie les enseignements chamaniques toltèques, dans le sens où il les rend compréhensibles et applicables par tous, dans notre vie de tous les jours. Il parvient à en garder leur profondeur, leur qualité de sagesse ancestrale et leur portée universelle.

Don Miguel Ruiz, de part ses origines a un pied dans chaque monde, son grand-père est un nagual toltèque, sa mère est une guérisseuse et Don Miguel Ruiz a une formation universitaire et exerce la profession de chirurgien. Une expérience de mort imminente (NDE) dans les années 1970 lui permet une reconnexion à sa lignée familiale de porteurs des enseignements toltèques. Il explique qu’à ce moment-là, dans un état expansé de conscience, il a compris que la tradition toltèque contenait tout ce dont nous avions besoin pour nous guérir. Il propose alors, de nombreux séminaires aux Etats-Unis, qui réservent un accueil très enthousiaste à ses enseignements. En 1997, ce livre sera vendu à plus de quatre millions d’exemplaires, il s’agit d’un succès populaire.

Maud Séjournant, directrice d’édition chez Jouvence, psychothérapeute et formée au chamanisme toltèque fait publier en France les livres de Don Miguel Ruiz, qui connaissent le même succès. Contrairement aux écrits de Carlos Castaneda, Don Miguel Ruiz touche le grand public et ses livres sont déclinés dans les formations, les séminaires d’entreprises etc.

Sa lignée familiale continue, il a formé ses deux fils pour poursuivre cette mission de vie trans-générationnelle, se souvenir, garder intacts et transmettre les enseignements toltèques au plus grand nombre, maintenant que ces enseignements sont ouverts à tous.

Les quatre accords toltèques 

La théorie de Don Miguel Ruiz est la suivante : nous vivons avec des accords inconscients de vie et nous alignons nos pensées, nos actions, nos ressentis sur ces accords inconscients.

Certains accords toltèques peuvent nous apporter de la joie ou du bonheur, d’autres, au contraire nous amener à construire une vie de souffrance et de peine. Il s’agit de nos peurs, de nos croyances et de nos blessures, mais pas seulement, nous avons à l’intérieur de nous-mêmes un système de perception de la réalité.

Afin de retrouver notre intégrité, notre estime personnelle, notre paix et notre responsabilité dans tous les actes de notre vie, Don Miguel Ruiz propose quatre accords :

  1. Etre impeccable avec nos paroles

(Be impeccable with your word.)

  1. Ne pas prendre les choses de manière personnelle

(Don’t take anything personally.)

  1. Ne pas faire de suppositions

(Don’t make assumptions.)

  1. Toujours faire de son mieux

(Always do your best)

Don Miguel Ruiz rajoutera par la suite un cinquième accord :

  1. Etre sceptique mais apprendre à écouter

(Be sceptical but learn to listen.)

L’application des quatre accords toltèques 

-Etre impeccable avec nos paroles

(Be impeccable with your word.)

 

Le premier accord relève de la notion d’impeccabilité, notion reprise fréquemment par Don Juan, dans ses enseignements. Elle recoupe la notion d’intégrité, il s’agit de parler avec intégrité, sincérité et authenticité. Cela pourrait vous laisser croire qu’il y a une notion de bien et de mal et qu’il s’agirait d’un dogme ou d’une religion. Et bien, non, car le but de cet accord est au contraire, de nous obliger à être au plus près de notre sincérité et de notre intégrité et d’avoir le courage et la franchise de le dire. Et de ne dire que cela.

En fait, nous pourrions aussi dire qu’il s’agit d’un usage différent du langage que celui que nous faisons habituellement. Par exemple, dire« Bonjour » relève d’une formule de politesse. Si vous appliquez le premier accord toltèque et si vous êtes impeccables avec les mots, vous dites« Bonjour » aux personnes à qui vous souhaitez sincèrement que le jour soit un « bon » jour pour elles. Si ce n’est pas ce qui est dans votre cœur, vous ne pouvez pas le dire sans trahir votre intégrité.

Exercice : Amusez vous à écouter dans un premier temps, ce que vous dites de manière automatique et demandez-vous simplement si vous êtes en accord avec la signification profonde des mots que vous éparpillez dans l’Univers.

-Ne pas prendre les choses de manière personnelle

(Don’t take anything personally.)

Le deuxième accord révèle un fait essentiel, dont nous n’avons pas souvent conscience. Je pourrai le résumer ainsi : « les autres ne parlent que d’eux-mêmes et ne jugent que par rapport à eux-mêmes ». Ceci est fort compréhensible intellectuellement. Nous avons tous notre propre système de perception et d’analyse du monde, nous avons tous nos propres traumatismes, nos propres blessures, nos propres peurs et nos propres croyances. Alors pourquoi prenons-nous personnellement ce que les autres nous disent et pourquoi réagissons-nous émotionnellement en permanence ? Peut-être parce que nous voulons être aimé, apprécié, compris. Peut-être par ce que nous voulons contrôler l’extérieur, les autres et le monde en général.

Ce deuxième accord nous ramène à nous-mêmes, nous pouvons voir, entendre, sentir et ressentir et nous pouvons ne pas réagir, en maitrisant nos pensées, nos émotions et nos ressentis. Cette attitude ne se décide pas seulement, elle fait partie du chemin de travail personnel pour passer du« laisser-aller » émotionnel comme l’appelle Don Juan au lâcher-prise dont parle Don Miguel.

Exercice : Vous pouvez observer les domaines dans lesquels vous avez besoin, de vous sentir libre. Dans ces mêmes domaines, observez vos réactions aux comportements des autres, les jugez-vous, les critiquez-vous, commentez-vous leurs vies etc.

Là où vous souhaitez être libre, offrez la même liberté aux autres.

Dans ce domaine de la psychologie intérieure, il est tellement facile d’écrire ces profondes vérités et tellement difficile de les appliquer. Amusez-vous en observant cela, cela va vous aider à appliquer le deuxième accord. 

– Ne pas faire de suppositions

(Don’t make assumptions )

Ce troisième accord s’adresse plus directement à votre fonctionnement mental, à cette habitude infantile de demander « pourquoi » et de s’inventer des réponses. L’enfant de deux à trois ans, voire plus tard et à l’adolescence va demander pourquoi ou faire des suppositions pour tenter de comprendre le monde mais il ne va pas croire ses suppositions.

A l’âge adulte, la différence est significative, nous croyons que ce que nous pensons est vrai. Pourquoi ? Parce que nous sommes gagnés par la maladie de « l’importance personnelle », nous sommes convaincus que nous sommes importants, que tout ce qui se passe dans notre vie est important et nous faisons des drames pour amplifier cette pseudo-réalité.

Exercice : Observez vos paroles ou vos pensées. Vous pensez à une attitude étonnante d’un ami et au lieu, d’être impeccable en vous disant simplement « cette attitude est étonnante », votre fonctionnement mental va partir au galop et vous allez mettre sur pieds un scénario avec une pseudo-réalité et le piège est que vous allez vous auto-hypnotiser. Vous allez croire ce que vous inventez et agir par rapport à cela, d’où les nombreux malentendus. Le plus simple aurait été, peut-être d’interroger votre ami et de lui dire « ton attitude m’a étonné, est-ce que tu peux me l’expliquer ? »

 

– Toujours faire de son mieux (Always do your best)

En psychologie positive, les chercheurs étudient la notion de perfection, comme une notion qui entraîne de nombreuses émotions négatives. Nous voulons être parfait, nous voulons que les autres soient parfaits, etc. Nous construisons des illusions mentales de perfection. La vie quotidienne et la réalité extérieure nous enseignent que la perfection est un but idéal et non une réalité concrète.

Comment être satisfaits, heureux et épanouis tout en sachant que la perfection est par définition, inatteignable car inhumaine ?

Reprendre pieds dans le présent et se donner totalement dans chaque instant. Donner toute son énergie, ses compétences, ses qualités et son temps pour la tâche que nous avons décidé d’accomplir. Un fois accomplie, cette tâche peut nous apporter un sentiment d’accomplissement, même si tout n’est pas parfait. Nous sommes allés au bout de nous-mêmes, aujourd’hui.

Exercice : Observez les domaines dans lesquels vous êtes insatisfaits et mettez en œuvre des actions simples, limitées dans le temps et quantifiables pour vous rapprocher de votre but. Après chaque action accomplie en donnant le meilleur de vous –mêmes, observez le chemin parcouru et le sentiment qui vous envahit.

 

-Etre sceptique mais apprendre à écouter

(Be sceptical but learn to listen.)

 

Ce dernier accord, ajouté après les quatre premiers insiste sur l’illusion de notre dialogue intérieur. Nous croyons que ce que nous pensons est vrai, nous croyons que ce que nous voyons est vrai, nous croyons que ce que nous sentons est vrai etc. L’invitation de Don Miguel est de nous interroger sur la véracité de tout ce que nous vivons et de créer un lieu de silence à l’intérieur de nous pour pouvoir écouter.

Cet accord reprend des thèmes toltèques développés par Don Juan sur le fait que nous avons un dialogue intérieur permanent et que nous donnons crédit à tous ces bavardages. La première action à apprendre est de stopper notre dialogue intérieur pour entendre le dialogue de l’Univers.

Etre capable d’écouter signifie, comme dans les groupes de paroles aussi d’être capable de se taire et de laisser autant de place à la vérité de l’autre qu’à la sienne. Vaste programme.

Exercice : Choisissez une journée, pendant laquelle vous décidez d’écouter les autres, de ne pas leur couper la parole, de ne pas leur donner de conseils ou de directives et de ne pas donner votre opinion. Observez à la fin de la journée comment vous vous sentez.

 

En conclusion

« Les quatre accords toltèques » nous invitent à un voyage intérieur qui permet de relier une sagesse ancienne à des pratiques modernes d’épanouissement personnel. Les particuliers, comme les entreprises ont mis en œuvre ses principes et cela apporte une contribution originale à la recherche de bien-être et d’harmonie de ce début du 21èmesiècle.

Restons sceptiques et écoutons.

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Auteur : Marielle Jimenez

Psychologue diplômée de l’Université de Grenoble

Cabinet de Psychologie positive tel : 06 73 36 03 04

Masters de pratique toltèque : Toltec School of light et Maud Séjournant.

 

Bibliographie :

Carlos Castaneda« L’herbe du diable et la petite fumée » Le soleil noir 1972.

Don Miguel Ruiz « les quatre accords toltèques, la voie de la liberté personnelle » Jouvence 1999

Tal Ben-Shahar « L’apprentissage de l’imperfection » Belfond 2010

http://www.miguelruiz.com

 

 

Se vider la tête

Se vider la tête

Chronique de Février 2021
Comment se vider la tête ?

Par moment, nous avons besoin d’éteindre ce qui se passe dans notre tête, pour écouter, pour se concentrer, pour s’investir dans une tâche complètement, pour dormir etc.

Ce qui se passe dans notre tête est comme un écran de télévision ou d’ordinateur. Il y a des images, des sons, des personnages et des différents programmes. Certains changent régulièrement, d’autres passent en boucle pendant une période ou des décennies.

Un traumatisme, par exemple est un programme qui revient spontanément, sans qu’il soit invité avec des images et des sons qui nous font violence. Ce programme coupe les programmes, en cours, qui étaient, eux plus positifs et constructifs. Le programme du traumatisme nous ramène au passé de l’évènements traumatique et nous déconnecte de l’instant présent et du réel.

Comment arrêter cela et se vider la tête ?

Comment faites-vous pour éteindre votre écran de télévision ou d’ordinateur ?

Il arrive que cela soit facile en prenant la télécommande ou en rabattant l’écran de son ordinateur.

Il arrive que cela soit difficile et que les heures avancent sans que ce geste soit possible. 

Pourquoi ?

Parce que vous n’arrivez pas à mettre un terme à ce qui se passe dans votre tête.

Mode d’emploi 

Cela peut prendre un certain temps et se faire sur plusieurs jours.

Prenez un carnet ou ouvrez un fichier.

Faites une liste de tout ce que vous avez dans votre tête.*

A faire, A acheter, A planifier, A organiser, A dire, A écrire, A exécuter, Etc …..

Dès qu’une idée nouvelle arrive, notez la.

Ceci demande une discipline qui s’acquiert facilement car le bénéfice est énorme.

Il s’agit simplement de faire un grand rangement pour apprécier l’harmonie de savoir que chaque chose est à sa place.

A un moment donné, les informations seront non plus obligées de tourner régulièrement dans votre tête, elles seront notés à l’extérieur de vous et ranger.

Ensuite, il faudra passer à un plan d’exécution et nous verrons cela le mois prochain, avec l’arrivée du printemps.

* il existe des applications de listes pour smartphone : TO DO, ou d’autres selon vos gouts et vos habitudes.