Le deuxième confinement est différent !

Le premier confinement a pris la plupart des personnes au dépourvu, comme toute première fois. Avancer dans l’inconnu déclenche nos peurs les plus primitives.

Ce deuxième confinenemt attendu et redouté par certains nous montre que les conditions sont différentes : écoles ouvertes, télétravail généralisé dans certaines branches professionnelles et aucun changement dans d’autres et des dérogations possibles dans de nombreux cas.

Certains ont peur de ce nouveau confinement car ils ont mal vécu le premier, ils se souviennent de la difficulté à stopper toute activité de vie sociale, familiale et professionnelle pour certains.

Certains, à l’opposé ont envie d’un nouveau confinement mais ils ne retrouvent pas les éléments du précédent, le silence, le chant des oiseaux au printemps etc.

Nous sommes en novembre, nous ne sommes pas en mars, au début du printemps. Le froid arrive, la lumière baisse et ce passage vers l’hiver peut être douloureux pour certains.

Que faire ? 

  • – Tirer les leçons de votre premier confinement : 
  • qu’avez-vous aimé 
  • et qu’avez-vous détesté ?
  • – Reproduire les éléménts ou moments agréables du premier confinement et éviter de reproduire ce qui était déplaisant.
  • – Inventer de nouvelles solutions car il se peut que ce nouveau confinement soit différent en terme de lieu, de personnes présentes avec vous à votre domicile …
  • – Prener le temps d’appeler au téléphone pour parler avec les personnes agées ou malades de votre entourage.
  • – Plus que jamais, trouver un ou plusieurs émotions positives dans la journée. Par exemple, la couleur des feuilles des arbres, la lune, les étoiles, une bougie allumée, une bonne musique, un bon film …
  • – Mettre de la lenteur et de la douceur dans notre vie et dans notre manière de se parler à soi-même.

APRÈS LE CONFINEMENT

APRÈS LE CONFINEMENT

En France, nous sommes confinés depuis mi-mars. Ce mot de confinement a de multiples significations. De l’arrêt totale de toute activité professionnelle, sociale, familiale et personnelle à une suractivité professionnelle, sociale, familiale ou personnelle. Tous les cas de figures existent.

Chacun est peut-être encore trop dans ce confinement pour analyser et mettre en lumière ce qui est en train de se vivre.
Pourtant, nous pensons, imaginons, attendons ou craignons l’après-confinement. Ou tout en même temps.

Au delà du confinement, il y a aussi la raison de ce confinement et la prise de pouvoir justifiée des autorités politiques sur nos vies. J’avais par moment l’impression de retrouver de très anciens souvenirs de mon enfance où je demandais de sortir et d’aller gambader dehors et où mes parents me l’interdisaient. A d’autres moments, j’étais dans les états adolescents où je me prenais à rêver une vie fantastique et utopique. Les moments d’age adulte revenaient nourris des obligations sociales ou professionnelles, de l’attestation à remplir pour mettre le nez dehors, des chiffres sur l’écran de mon ordinateur décomptant les morts, des proches à rassurer et à prendre soin. Et la réalité du monde d’aujourd’hui revenait avec les querelles des politiques et des experts, pour la plupart des hommes qui décident de nos vies. De la fragilité des femmes et des enfants, dans la violence des familles confinées ensemble. Des appels au secours et ma profonde tristesse d’assister à cela sans avoir beaucoup de capacité à changer quoi que ce soit.

En ces moments de grande insécurité, la psychologue que je suis rassure, explique et rationalise ce que les personnes ressentent. Mes consultations se sont faites et continuent à se vivre au téléphone et par visioconférence. Après quelques réticiences, certains apprécient ce nouveau mode de relation thérapeutique. Les enfants s’adaptent aussi à cela avec beaucoup de sérieux.

Et lors de l’après-confinement, nous allons devoir être résilients.Nous allons devoir faire l’état des lieux psychologique des impacts de cette épidémie mondiale et de nos changements de vie subis. Les pertes humaines ou matérielles sont réelles pour beaucoup.

Comment se donner toutes les chances de se remettre de ce profond traumatisme ?

1. Accepter de reconnaitre que nous avons vécu un traumatisme et des moments inconnus, imprévisibles et sidérants.
2. Reconnaitre toute la gamme d’émotions que cela nous a permis de retrouver.
3. Ecouter notre état intérieur et s’adapter à cette nouvelle période en intégrant les leçons du passé.
4. Adapter tous les domaines de notre vie à l’essentiel que nous avons trouvé ou retrouvé. Pour chacun, cela peut être différent et pour le collectif, nous avons retrouvé les valeurs de la proximité, de l’entraide, du dévouement, de la santé et de la force du collectif.
5. Faire des choix réfléchis de changement durable dans nos vies pour notre bien être, celui de nos proches, et pour tous les domaines de nos vies
6. Retrouver la joie et l’humour, la motivation et l’espoir de créer un monde meilleur.
7. Respirez, le présent est le seul moment qui existe.
8. Dire merci à la vie.

Méditation 1

Voici une méditation qui  peut être utilisée à tout moment pour se détendre, interrompre son dialogue intérieur et se ressourcer.
Il y a au début et à la fin, le son d’un bol tibétain qui harmonise également les vibrations et signale le début et la fin de la méditation.
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